Quand on remonte dans le temps, en parcourant les archives municipales, on apprend qu'une première société musicale fut crée en 1903 qui cessa ses activités pour cause de guerre en 1914.

En 1938 est fondée la société musicale : « La lyre de Buxerolles », laquelle cessa ses activités pour cause de seconde guerre mondiale.

Il était dit que Buxerolles ne pouvait vivre sans Musique.

En 1952, à la demande de Monsieur Abel Tassin, Maire et, de surcroît, musicien, Monsieur Sabourin dirigea quelques musiciens qui défilèrent dans le bourg de Buxerolles lors d'une cérémonie officielle, en se servant d'instruments entreposés à la mairie depuis le début de la guerre 1939-45. Quelques mois plus tard, nous sommes toujours en 1952, Monsieur Abel Tassin proposa à son Conseil Municipal qui accepta, de créer une société musicale qui prendrait le titre : « Harmonie municipale de Buxerolles » afin, précisent les statuts, de rehausser : « l'éclat des cérémonies officielles ».

Monsieur Sabourin, 1er prix de violon du Conservatoire de Poitiers, accepta de poursuivre l'activité musicale initiée lors de cette première cérémonie officielle, puis il mit en place une formation de musiciens. D'aucuns sont, aujourd'hui encore, dans l'Orchestre d'Harmonie. Implantée au sein de la cité des Castors, cette formation musicale a reçu, tout naturellement le concours des habitants de ce nouveau quartier de Buxerolles, à tel point que, pendant des années on l'appela : « La Musique des Castors ». Toutefois, il s'agissait bien de « L'Harmonie municipale de Buxerolles ». Monsieur Sabourin a donc dirigé l'orchestre depuis sa création en 1952, jusqu'au 1er janvier 1998 où il passa la baguette de chef d'orchestre à Eric Rochereau. Eric a su conduire cette formation musicale, que beaucoup de communes nous envient, avec « maestria ».

Depuis la rentrée de septembre, Eric a passé le relai. En milieu musical, on dit : « passer la baguette ». C'est Pascal Pichard, qui a pris la place d'Eric au pupitre de chef d'orchestre.

Buxerolles, « terre de musique » peut être tranquille. L'Harmonie, avec son orchestre, n'a pas fini de faire résonner en l'église du Planty, à la Salle des Castors, au monument aux morts pour les cérémonies officielles, ses gammes mélodieuses.

Joseph THIMONIER